La troisième chanson de Kimi wo Omô est sans doute celle qui rappelle le plus l’album Futari. Il s’agit d’une magnifique chanson, pleine d’émotion. Elle débute tout doucement, quasi a cappella. Miwako est seulement accompagnée d’un piano. Tous les éléments d’une ballade classique se mettent ensuite en place (notamment les discrètes percussions). Mais dès que le refrain commence, on entre dans une chanson beaucoup plus rock, rehaussée par des cordes comme toujours splendides. Le pont est magistral et exceptionnel, surtout qu’il précède le moment où Miwako chante le refrain uniquement soutenue par les cordes qui virevoltent. Le moment le plus riche en émotion est peut être la fin de la chanson, lorsque Miwako chante « mou ichido ».

Les couplets décrivent des choses que Miwako veut encore voir ou entendre. Il s’agit pour la plupart de choses extrêmement japonaises, comme les fleurs de cerisiers, un sanctuaire portatif ou ces cartes de vœux (j’ai laissé un lien utile pour comprendre ce que c’est). Il s’agit en tout cas à chaque fois de choses très simple, mais aussi très belles et visiblement pleines de souvenirs heureux. Les refrains nous expliquent pourquoi Miwako veut revoir tout cela. « rappelle toi que j’étais vivante »…

Voici le lien pour la chanson boku ga ikite ita koto

03. ぼくが生きていたこと (boku ga ikite ita koto)

(J'étais vivante)

Romaji par cori, traduction française par moi (Disarm)

mou ichido mite mitai
michi yuku hito no kasa ni tsuita sakura no hanabira
umi yori mo aoi ajisai
boku wo miru kimi no me

Je veux revoir encore une fois
Les pétales de fleurs de cerisiers collés sur l’ombrelle de la personne dans la rue
L’hortensia est plus bleu que l’océan
Tes yeux me regardent.

mou ichido kiite mitai
katadzuke wasureta fuurin to suzumushi no uta
hane wo fukuramase yorisou hato-tachi no nakigoe
boku wo yobu kimi no koe

Je veux entendre encore une fois
Le carillon que j’ai mis de coté et oublié
La chanson des criquets
Les pleurs des pigeons dont les ailes s’élargissent et se blottissent
Ta voix m’appelle.

oboete ite
boku ga mitakatta mono
boku ga kikitakatta mono
oboete ite
boku ga kimi wo suki datta koto
boku ga ikite ita koto...

Rappelle-toi
Ce que je voulais voir
Ce que je voulais entendre
Rappelle-toi
Ce que j’aimais
Et que j’étais vivante…

mou ichido mite mitai
hitonami watte chikadzuite kuru akai omikoshi
ashiato no tsuite inai yuki
boku wo miru kimi no me

Je veux voir encore une fois
Le sanctuaire rouge portatif qui vient tout près, traversant la foule,
La neige sans empreintes de pas
Tes yeux me regardent.

mou ichido kiite mitai
nizawameku sasa no ha to tansaku no oto
yuugure ga semaru engawa de furisosgu semishigure
boku wo yobu kimi no koe

Je veux entendre encore une fois
Le son bourdonnant du feuillage du bambou et des cartes de vœux
La pluie de sauterelles qui tombe du porche quand la nuit s’avance
Ta voix m’appelle.

oboete ite
boku ga mitakatta mono
boku ga kikitakatta mono
oboete ite
boku ga kimi wo suki datta koto
boku ga ikite ita koto...

Rappelle-toi
Ce que je voulais voir
Ce que je voulais entendre
Rappelle-toi
Ce que j’aimais
Et que j’étais vivante…